Les interventions

Les interventions
Les interventions ne sont pas à la « carte » et entraînent souvent des contraintes. Le pompier est disposé à porter secours et assistance aux personnes et à la population à toute heure et à tout moment. Lorsqu'il est appelé sa réponse doit être immédiate et non suivant son bon vouloir ou ses desir.

Après l'intervention, même la nuit, il procèdera au nettoyage, la remise en ordre et en état du matériel, il est indispensable d'être prêt pour une nouvelle intervention. Cette tâche est celle de toute une équipe, c'est en travaillant de cette manière que l'on obtient un résultat, pas question de « tireur au flan ».

Il y a aussi l'envers du décor
quitter les réunions familiales
abréger les sorties entre amis (même lors de réveillons)
délaisser pendant des heures la vie familiale
retour d'intervention, éreinté, crasseux, poisseux, ...
situations encore plus éprouvantes la nuit.

Le pompier assurera toutes ses interventions avec vigilance, discrétion, toute simplicité, humilité et surtout avec les devoirs de réserve que cela impose, vouloir « SNOBER » est voué directement à l'échec.

Malgré tous les sacrifices, le fait de s'impliquer entièrement dans la société apporte, assurance de soi-même, enchantement, fierté et esprit de camaraderie.
# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:47

Hommage aux 11 Septembre

Hommage aux 11 Septembre
Dans ce Blog consacrés aux Sapeurs Pompiers Français, je veux faire une parenthêse pour rendre hommage à nos collègues New Yorkais pour avoir suremonter et aider dans cette journée qui restera surement l'une des plus noirs de cette grande ville !

Hommage à ces Hommes et ces Femmes qui ont péri dans les tours jumelles du World trade Center ce 11 Septembre si tragique ...


osep Allegno, Lt. Brian B.Ahearn, Eric Allen, Richard Dennis Allen, Richard L.Allen, James Amato,
Calixto Anaya jr., Joseph Angelini jr., Joseph Angelini sr., Faustino Apostol jr., David Arce, Louis Arena, Carl Asaro, Lt Gregg Arthur Atlas, Gerard Atwood, Gerard Jean Baptiste, Gerard A.Barbara, Matthew Barnes, Arthur T.Barry, Lt Steven J.Bates, Carl John Bengian, Stephen Elliot Belson, John P.Bergin, Paul Beyer, Peter Bielfield, Brian Bilcher, Carl Vincent Bini, Christopher Joseph Blackwell, Michael L.Bocchino,
Franck Bonomo, Gary R.Box, Michael Boyle, KevinH.Bracken, Michael Emmet Brennan, Peter Brennan, Capt. Daniel Brethel, Capt. Patrick J.Brown, Andrew Brunn, Capt. Vincent Brunton, Ronald Paul Bucca,
Greg Joseph Burk, Capt. William F.Burke jr., Donald James Burns, John Patrick Burnside, Thomas M.Butler, Patrick Byrne, Georges Cain, Salvatore B.Calabro, Capt. Franck Callahan, Michael Cammarata,
Brian Cannizzaro, Dennis M.Carey, Michael Scott Carlo, Michael T.Carroll, Thomas Anthony Casoria, Michael Joseph Cawley, Vernon Paul Cherry, Nicholas P.Chiofalo jr., John Chipura, Michael Clarke,
Steven Coakley, Tarel Coleman, John Michael Collins, Robert Cordice, Ruben D.Correa,
James Raymond Coyle, Robert James Crawford, Lt. John Crisci, Dennis A.Cross, Thomas Patrick Cullen III, Robert Curato, Lt. Edward Alexander D'Atri, Michael D'Auria, Scott Matthew Davidson, Edward James Day, Thomas P.Deangelis, Manuel Del Valle jr., Martin DeMeo, David Paul de Rubbio, Lt. Andrew Desperito, Dennis Lawrence Devlin, Gerard Dewan, George Di Pasquale, Lt. Kevin Donnelly, Lt. Kevis Dowdell, Raymond M.Downey, Gerard Duffy, Capt. Martin Egan jr., Michael J.Elferis, Francis Esposito,
Lt. Michael Esposito, Robert Evans, John Joseph Fanning, Capt. Thomas Farino, Terrence Patrick Farrell, Capt. Joseph Farrelly, William Feehan, Lee S.Fehling, Han D.Feinberg, Michael Curtis Fiore,
Lt. John R.Fischer, Andre G.Fletcher, John Joseph Florio, Lt. Michael N.Fodor, Thomas Foley,
David Fontana, robert J.Foti, Andrew Fredericks, Lt. Peter L.Freund, Thomas Gabino jr., Peter J.Granci jr., Lt. Charles William Garbarini, Thomas Gardner, Matthew David Garvey, Bruce Gary, Gary Geidel,
Edward F.Geraghty, Denis Germain, Lt. Vincent Francis Giammana, James Giberson, Ronnie Gies,
Paul John Gill, Lt. John F.Ginley, Jeffrey Giordano, John Giordano, Keith Glascoe, James Michael Gray, Joseph Grzelak, Jose Guadalupe, Goeffrey E.Guja, Lt. Joseph Gullickson, David Halderman jr.,
Lt. Vincent Gerard Halloran, Robert Hamilton, Sean Hanley, Thomas Hannafin, Dana Hannon,
Daniel Harlin, Lt. Harvey L.Harrell, Lt. Stephen Gary Harrell, Capt. Thomas Theodore Haskell jr.,
Timothy Haskell, Capt. Terence S.Hatton, Michael H.Haub, Lt. Michael K.Healey, John Heffernan,
Ronnie Lee Henderson, Joseph P.Henry, William Henry, Thomas Hetzl, Lt. Timothy Higgins,
Jonathan R.Hohmann, thomas P.Holohan jr., Joseph Hunter, Capt. Walter Hynes, Jonathan Lee Lelpi, Capt. Frederick III jr., William Johnston, Andrew Jordan, Karl Henri Joseph, Lt. Anthony Jovic,
Angel Luis Juarbe jr., The Reverent Mychal Judge, Vincent D.Kane, Charles L.Kasper, Paul H.Keating, Richard John Kelly jr., Thomas Richard Kelly, ThomasW.Kelly, Thomas J.Kennedy, Lt. Ronald T.Kerwin, Michael Kiefer, Robert King jr., Scott Kopikto, William Krukowski, Kenneth Kumpel, Thomas Kuveikis,
David Laforge, William David Lake, Robert T.Lane, Peter J.Langone, Scott Larsen,
Lt. Joseph Gerard Leavey, Neil Leavy, Daniel F.Libretti, Carlos R.Lillo, Robert Thomas Linnane,
Michael F.Lynch, Michael F.Lynch, Michael J.Lyons, Joseph Maffeo, William Mahoney, Joseph E.Malonay, Joseph Marchbanks jr., Lt. Charles Joseph Margiotta, Kenneth Joseph Marino, John Marshall,
Lt. Peter Martin, Lt Paul Richard martini, Joseph A.Mascali, Keithroy Maynard, Brian McAleese, John McAvoy, Thomas McCann, Lt. William E. McGinn, William J. McGovern, Dennis P. McHugh, Robert Dismas McMahon, Robert William McPadden, Terence A. McShane, Timothy Patrick McSweeney, Martin E. McWilliams, Raymond Meisenheimer, Charles Mendez, Steve Mercado, Douglas C.Miller, Henri Miller jr., Robert Minara, Lt. Paul Thomas Mitchell, Capt. Louis Joseph Modafferi, Lt. Dennis Mojica, Manuel Mojica, Carl Molinaro, Michael Montesi, Capt. Thomas Moody, John Moran, Vincent S.Morello, Christopher Mozzillo,
Richard Muldowney jr., Michael D.Mullan, Dennis Michael Mulligan, Lt. Raymond E.Murphy,
Lt. Robert B.Nagel, Lt. John Napolitano, Peter Allen Nelson, Gerard Terence Nevins, Dennis O'Berg,
Lt. Daniel O'Callaghan, Lt. Thomas O'Hagan, Patrick O'Keefe, Capt. William O'Keefe, Kevin O'Rourke, Douglas Oelschlager, Joseph J.Ogren, Samuel Oitice, Eric T.Olsen, Jeffrey James Olsen,
Steven John Olson, Michael Otten, Jeffrey Matthew Palezzo, Orio Joseph Palmer, Franck A.Palombo,
Paul Pansini, John M.Paolillo, James N.Pappageorge, Robert Parro, Durrell Pearsall jr., Lt. Glenn C.Perry, Lt. Kevin Pfeifer, Lt. Kenneth Phelan, Christopher Pickford, Shawn Edward powell, Vincent Princiotta,
Kevin Prior, Richard Prunty, Lincoln Quappe, Lt. Michael Quitly, Ricardo Quinn, Leonard Ragaglia,
Michael Ragusa, Edward Rall, Adam David Rand, Donald J.Regan, Lt. Robert M.Regan,
Christian Michael Otto Regenhard, Kevin O.Reilly, Lt. Vernon Allan Richard, James Riches,
Joseph Rivelli jr., Michael Roberts, Michael Edward Roberts, Anthony Rodriguez, Matthew Rogan,
Micholas P.Rossomando, Paul G.Ruback, Stephen P.Russel, Lt. Michael Thomas Russo sr.,
Matthew Lancelot Ryan, Thomas E.Sabello, Chrsitopher Santora, John Santore, Gregory Saucedo,Dennis Scaudo, John A.Schardt, Fred Claud Scheffold jr., Thomas G.Schoales, Gerard P.Schrang,Gregory Sikorsky, Stephen Gerard Siller, Stanley S.Smagala jr., Kevin Smith, Leon Smith jr.,Robert W.Spear jr., Joseph P.Spor, Lawrence T.Stack, Capt. Timothy Stackpole, Gregory M.Stajk,
Jeffrey Stark, Benjamin Suarez, Daniel Suhr, Lt. Christopher P.Sullivan, Bricn Edward Sweeney,
Sean Patrick Tallon, allan Tarasiwicz, Paul A.Tegtmeier, John Patrick Tierney, John J.Tiping II,
Hector Tirado jr., Richard Bruce Van Hine, Peter A.Vera, Lawrence Veling, John T.Vigiano II,
Sergio Villanueva, Lawrence Virgilio, Lt. Robert F.Wallace, Jeffrey Patrick Walz, Lt. Michael Warchola,
Capt. Patrick J.Waters, Kenneth Watson, Michael Weinberg, David M.Weiss, Timothy Welty,
Eugene Whelan, Edward James White, Mark Whitford, Lt. Glenn Wilkinson, Lt. John Williamson,
Capt. David T.Wooley, Raymond York, Keith Romas
# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:45
Modifié le mercredi 19 mars 2008 10:03

Hommage aux Pompiers new yorkais

Hommage aux Pompiers  new yorkais
Comme chacun le sait, les Soldats du feu new yorkais ont vécu ce fameux 11 Septembre 2001, une véritable tragédie impliquant les civils, les pompiers et même un prêtre qui à perdu la vie dans l'effondrement d'une de ces deux tours !!

c'est donc pour cela que je mets sur ce blog une photos qui à été resculpté sur glace !!

Laissez pour ceux qui le désirent, un message pour me dire comment vou avez vécu cette tragédie et le sentiment que vous avez ressenti, personnelement de l'impuissance par rapport à un acte indigne des humains, et la volonté de partir avec ces soldats New Yorkais tirer les vies qui sont sans mauvais jeu de mots, partis en poussières !!!
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:41

Décès en service commandé année 2006

Décès en service commandé année 2006
Décès en service commandé année 2006

A ce jour: 14 décès, 16 orphelins.


1- Aisne (02)

BENEBI Manuel
Sapeur 1ère Classe Professionnel
30 ans
CSP de HIRSON
Décédé le 1er janvier 2006
Célibataire
Circonstances du décès: Manuel BENEBI a été victime d'un accident de trajet, alors qu'il se rendait à son Centre pour prendre sa garde.


2 - B.S.P.P. (75)
PALOT Grégory
Sergent Professionnel
22 ans
CS de COLOMBES
Décédé le 6 janvier 2006
Concubinage
Circonstances du décès: le Sergent PALOT est décédé alors qu'il intervenait sur un incendie en sous-sol d'une grande surface.

3- VAUCLUSE (84)
ARÈNE Bernard
Adjudant Chef Professionnel
43 ans
CSP de CAVAILLON
Décédé le 21 avril 2001
Marié
3 enfants (14, 18 et 20 ans)
Circonstances du décès : Lors du championnat départemental de VTT organisé par l'UDSP du Vaucluse, l'Adjudant Chef Bernard ARÈNE a chuté suite à une crise cardiaque.

4- HAUTE-SAVOIE (74)
PETIT Pascal
Caporal Professionnel
31 ans
CS de SAMOENS
Décédé le 22 mars 2006
Vie maritale
Circonstances du décès : Le Caporal PETIT a été victime d'une chute de 5 mètres alors qu'il procédait à une manipulation de tuyaux d'incendie mis au séchage

5- HAUTE-LOIRE (43)
CERIZIER Jean-Luc
Sapeur 1ère Classe Volontaire
36 ans
CS d'AUREC SUR LOIRE
Décédé le 25 mars 2006
Marié
2 enfants (8 ½ et 13 ans)
Circonstances du décès : Le Sapeur CERIZIER a été victime d'un malaise à la suite d'un exercice de secours routier nocturne.

6- SECURITE CIVILE
FAVRE-ROCHEX Didier
Pilote
42 ans
BASE AÉRIENNE DE PAU
Décédé le 5 juin 2006
Marié
Circonstances du décès : Alors qu'il effectuait un exercice de secours en montagne dans les Hautes-Pyrénées, en compagnie d'un lieutenant de police et de deux CRS, son hélicoptère a heurté le sol et s'est enflammé.
Date de la citation à l'Ordre de la Nation : 14 juin 2006

7- SECURITE CIVILE
DUCOUT Jean-Luc
Opérateur de Bord
47 ans
BASE AÉRIENNE DE PAU
Décédé le 5 juin 2006
Marié 2 enfants (17 et 21 ans)
Circonstances du décès : Alors qu'il effectuait un exercice de secours en montagne dans les Hautes-Pyrénées, en compagnie d'un lieutenant de police et de deux CRS, son hélicoptère a heurté le sol et s'est enflammé
Date de la citation à l'Ordre de la Nation : 14 juin 2006

8- PUY DE DÔME (63)
LABAT Christian
Caporal Chef Volontaire
51 ans
C.S de LIMONS
Décédé le 14 juillet 2006
Marié 1 enfant (22 ans)
Circonstances du décès : Le Caporal Chef LABAT a été victime d'un malaise à son retour d'intervention

9- BOUCHES-DU-RHÔNE (13)
MAURIN Patrick
Caporal Chef Volontaire
43 ans
CS de ROQUEVAIRE
Décédé le 24 juillet 2006
Marié 2 enfants (11 et 14 ans)
Circonstances du décès : Le Caporal Chef MAURIN a été victime d'un malaise cardiaque au cours d'une intervention de feux de forêt.
Date de la citation à l'Ordre de la Nation : 10 août 2006

10- MOSELLE (57)
MACOUIN Emmanuelle
Sapeur 1ère Classe Volontaire
18 ans
CS de COURCELLES-CHAUSSY
Décédée le 2 août 2006
Célibataire Circonstances du décès : Mademoiselle MACOUIN a été retrouvée inanimée pas ses collègues lors d'une garde.

11- VAR (83)
GILLET Francois
Adjudant Volontaire
48 ans
CIS de PUGET VILLE
Décédé le 15 août 2006
Marié 2 enfants (17 et 20 ans)
Circonstances du décès : Le CCFM a glissé dans un ravin, lorsqu'ils revenaient d'un feu de forêt sur la commune de Ramatuelle. Le Sapeur Nicolas FERRARINI présent également dans l'engin a été grièvement blessé.
Date de la citation à l'Ordre de la Nation : 22 août 2006

12- VAR (83)
ABAD Alain
Sergent Volontaire
42 ans
CIS de PUGET VILLE
Décédé le 15 août 2006
Marié
3 enfants (4, 8 et 11 ans)
Circonstances du décès : Le CCFM a glissé dans un ravin, lorsqu'ils revenaient d'un feu de forêt sur la commune de Ramatuelle. Le Sapeur Nicolas FERRARINI présent également dans l'engin a été grièvement blessé.
Date de la citation à l'Ordre de la Nation : 22 août 2006

13- VAR (83)
VELLA Jonathan
Sapeur 1ère Classe Volontaire
21 ans
CIS de PUGET VILLE
Décédé le 15 août 2006
Célibataire Circonstances du décès : Le CCFM a glissé dans un ravin, lorsqu'ils revenaient d'un feu de forêt sur la commune de Ramatuelle. Le Sapeur Nicolas FERRARINI présent également dans l'engin a été grièvement blessé.
Date de la citation à l'Ordre de la Nation : 22 août 2006

14- CALVADOS (14)
CHOCTEAU Guillaume
Sapeur 1ère Classe
31 ans
CS de BRETTEVILLE SUR LAIZE
Décédé le 19 août 2006
Marié
1 enfant (4 ans)
Circonstances du décès : Lors du retour de sa garde, le Sapeur CHOCTEAU a été victime d'un accident de la route
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:39

Sauver ou Périr,

Sauver ou Périr,
Sauver ou Périr, Notre devise et cet homme en à fait la douloureuse expérience, d'ou la reprise de son écrit afin que personne n'oublie son courage !!

Aurais-je pu, aurais-je du ?

Ce soir là, je suis chef B.A.T, c'est à dire chef du Binôme d'attaque au F.P.T (fourgon pompe tonne) ou autrement dis, le « Gros camion rouge pour éteindre les feux ».
La garde s'apprête a passer une bonne nuit avec un Fourgon remplit de quatre volontaires sur les six hommes que compte l'engin.

Et pourtant, une innocente flammèche va chambouler tout ça.

Bonjour a toi lecteur anonyme, je me présente. Je m'appel Cyril, 28ans, sapeur pompier professionnel depuis 2003 et pompier volontaire depuis une dizaine d'années et papa d'une petite fille qui avait quatre ans cette année là.
Aujourd'hui, je me décide enfin à exorciser cette intervention qui me poursuit comme un mauvais rêve ou un terrible cauchemar.

Vous savez, cette sensation que l'on ressent lorsque l'on ce dis ; Aurais-je pu, aurais-je du ?. Ce sentiment de culpabilité que l'on ne peut expliquer. Cette terrible phrase qui nous hante a jamais ; Et si...j'avais fais ceci, et si...j'avais fais cela.

Alors un peu de courage...
et commençons.

Nous somme le 18 novembre 2002, il est 00h53 et je dors comme un bébé, lorsque le fameux « bip » me fait sortir de ma léthargie. J'ouvre les yeux en grand et « saute » dans mes rangers. Je sort de la chambre, ferme la porte et m'apprête à descendre le premier étage par la perche de feu.
Une petite voie me dit alors : « Attention mon gars t'es pas bien réveillé». Alors je prend l'escalier afin d'éviter le pire, c'est a dire THE chute. A peine la première marche en vue, je me rends compte que la seconde est déjà là. « Ouf ! » un peu plus et j'y avais doit a ma gamelle. M'enfin, j'arrive tout de même a descendre et a ma retrouver par je ne sais quel moyen a ma place dans le fourgon. Il démarre et « C'est parti moi kiki ».
Mince alors il est assez rare que je soi chef B.A.T !!! Alors si sa crame, ce soir, c'est pour moi ! hi hi hi.
Bizarrement, le calme et le silence sont pesants. D'habitude, tout le monde est excité comme des puces en partant en feu et là, rien. Pas un bruit, si ce n'est le ronflement du moteur, qui a une sérieuse tendance a bercé. A cette heure-ci, il n'y a personne dans les rues, et il n'est donc pas nécessité d'user du « pimpon » qui aurait pus m'éviter de me rendormir.
Mais arrivé a environ trois cent mètres des lieux de l'intervention, c'est le vacarme de la radio qui me fout' un de c'est coup de pied au cul que l'on ne reçoit qu'une seule foi dans sa vie. « Important panache de fumée » que le chef d'agrès du fourgon ce met a hurler dans cette radio.
« Oulla sa doit bien riffer ». que je me dis !!!
Effectivement, en levant les yeux, je vois une façade de bâtiment, éclairé par les plus grandes flammes qu'il m'ait été donné de voir.
Bon je finis enfin de me préparer, les gants, le cuir, le casque, l'A.R.I (la bouteille pour respirer), tout est ok.
« Alors là mon gars, va falloir assurer ».
On arrive sur les lieux et là, « wouaaa ».
Je ressens encore cette folle et immense excitation surplomber tout l'équipage.
L'engin s'arrête et Bruno le chef d'agrès donne son premier ordre : « A vos rangs !!! ». Nous sommes alors tous les six, là, au garde a vous derrière le fourgon et fin prêt. Enfin, autant que nous pouvions nous l'imaginer...

Bruno en tête, et moi suivi de mon équipier, nous passons sous le porche qui nous sépare du bâtiment. Je revois encor cette scène comme si s'était hier. Franchir ce passage, c'était comme ouvrir la porte de l'enfer. Les gens hurlent, crient et paniquent, les vitres éclatent les unes après les autres en laissant s'échapper cette terrible fumée noir. Les gens forment un attroupement devant le bâtiment de quatre étages et pointent du doigt les personnes restés dans ce véritable piège de feu. Certains crient à leur fenêtre ce célèbre « au secours » tandis que les autres courent pour ce réfugier.
Je vois encor les regard de Bruno. Et tous s'enchaîne.
« Une LDV », « Ok reçu ». A peine la lance établit qu'il me faut faire une grosse lance, afin d'éviter la propagation du foyer au quatrième étage, qui commençais déjà a fumer.
C'est l'équipe du S.M.U.R (Pompier de la même caserne que nous mais détaché au S.A.M.U) a qui je donne la grosse lance, afin de monter dans les étages avec la première lance.
Bruno en tête, nous commençons notre ascension dans les escaliers noircis par la fumée. La chaleur est oppressante et s'accroît a chaque marches gravit.
Arrivé au premier étage, Bruno nous donne alors pour mission, l'extinction du foyer qui ce trouve au deuxième étage. Nous mettons alors mon équipier a moi nos masques et je lui dis alors : « Allez on y va, on fonce au deuxième ! ».
La chaleur s'intensifie alors brutalement, et nous sommes stopper net dans notre élan au niveau du demi pallier par le rayonnement insupportable d'une fuite de gaz enflammé, situé à moins d'un mètre du l'appartement concerné. Le masque sur le visage, je suis prêt « rentrer dedans » comme un jeune fougueux que je suis tout en faisant bien entendu attention a mon équipier. Je teste ma lance, l'eau est bien là. En rapide coup d'½il, je suis fin prêt.
Mais c'est alors a ce moment, que Bruno remonte presque a notre niveaux et crie : « Cyril !!! il resterait du monde là haut !!! ». Je redescend quelques marches afin de comprendre ce qu'il hurle : « Quoi ??? », « Un témoin viens de me dire que quelqu'un manque, tu sais avec la femme qui a sauté derrière ! ». « Ah quel étage ? ». Et dans le vacarme le plus complet, il dévie son regard de ma direction, fixe cette fuite gaz enflammé qui nous brûle déjà de sa chaleur la plus intense et qui surtout nous empêche toute progression aux niveaux supérieurs et me jette « Un gamin serait resté a l'étage au dessus ! tu peux y aller ? ».
Mon sang ce glace alors et je sens mon corps entier ce remplir de cette drôle de sensation que l'on ne ressent que très rarement. J'ai chaud et froid en même temps, a moins que ce soit dans l'autre sens. C'est trop confus.
Sans même réfléchir, je détourne mon regard et défit cet élément devenu comme fou qui danse en agitant les flammes comme pour me dire, « aller viens si tu ose, mais tu ne passera pas ! ». Je la traverse et sent mon cuir rétrécir sur moi au fur et a mesure de mon combat contre cette partie de l'enfer. Je me retourne comme pour lui cracher dessus et cri « je suis passé ! je suis passé ! ».
J'arrive au demi pallier du troisième étage. Mon souffle et mon c½ur « s'emballent ». Je sent les gouttes de sueurs couler un peu partout sur mon corps qui me brûlent a chaque centimètre parcouru sur ma peau. C'est l'effet cocotte minute bien connu des pompier. Je monte les marches et arrivé à la quatrième marche, j'aperçois deux petits pieds. Ma première pensé sera « pourvu que ce soit une poupée ! ». Ne me demandez pas pourquoi une poupée ! c'est comme ça. Je voulais y croire, tomber sur un jouer. Et plus je prend de la hauteur, plus je découvre ce petit corps allongé...d'un enfant.
J'en ai des frissons, rien qu'a l'écrire. Je tremble et les larmes montent en moi comme si elles voulaient « exploser ».
Je m'approche de lui. Il est allongé là. Un chien qui se tien a sa tête comme s'il avait veillé sur lui jusqu'à son dernier souffle. Je lui prend la main et sent ce corps mou, sans vie. « Petit ! petit ! ouvre les yeux ! bouge !!! ». Je lui hurle dessus comme pour le réveiller. A ce moment, je n'entend plus rien. Plus de bruits de flammes qui crépitent, plus les hurlements des gens dehors, plus les camion qui s'égosillent a pleine puissance.
Je suis là seul avec lui. Je prend son bras gauche l'assoit et lui hurle : « Je te sort de là accroche toi !!! ». Je le porte alors sur mon dos et entame une descente infernal dans les escaliers. La fuite de gaz n'aura pas le temps de nous toucher, et les tuyaux qui jonchent la totalité de la petite cache d'escalier totalement enfumé, n'auront pas raison de moi. Je le tiens sur mon dos et il ne bougera pas de là !
Je vois les lampadaires, les gens attroupés au pied de l'immeubles des pompiers qui « courent partout ». Enfin, je suis dehors. « Un S.M.U.R ! un S.M.U.R ! » (c'est l'ambulance) que je cri. Un collègue du S.M.U.R cour vers moi et me dit : « viens l'ambulance est là bas ». Il m'accompagne un peu plus loin et je dépose ce petit bout de choux a terre. Nous commençons alors les premiers soins avant que le reste de l'équipage de l'équipe médicale n'arrive. Je m'écarte a quelques mètre et m'écroule a même le sol. Je suis là, vide de ce pouvoir qui m'avait donné la force, vide de tout autre vision que ce petit bonhomme sur lequel les médecins s'agglutinent. Et c'est alors que j'entend cette voix terrible : « C'est fini, on ne peux plus rien faire, il est trop gravement brûlé, on ne peu même pas intuber ».
Cet instant résonne encor en moi comme un couteau que l'on agiterait dans un plaie jamais refermé. Je pense, non, je suis sure, que c'est l'instant le plus pénible je n'avais vécu jusqu'alors.
Je referme mes poing avec force comme pour réunir les quelques forces qui me reste, me lève avec un esprit de vengeance et me met a courir pour aller récupérer la lance et éteindre le « meurtrier ». L'extinction bien qu'épuisante, se déroulera sans problèmes particuliers si ce n'est un « coup de bourg » dans l'appartement car l'électricité n'avait pas disjoncté !
Pendant le déblais (phase qui consiste en quelque sorte a nettoyer), on viendra nous apprendre, qu'il manquait un autre enfant. L'émotion est a son comble. Nous fouillons l'appartement dans ses moindres recoins et « C'est bon les gars, en fait la gamine est déjà a l'hôpital avec sa mère ». Il s'agissait en faite de la s½ur du « petit ».Cette phase sera longue et pénible, entre coupé de petites pauses pour fumer « une clope » et causer avec les autres.
Une foi les tuyaux rangés a après avoir fait un « petit tour » dans les lieux, c'est aux alentour de 08h00 que nous rentrons à la caserne. Le silence est maître a bord. Les regard vides et les yeux fatigués nous arrivons enfin.
Bruno vient rapidement de parler dans un coin : « Tu sais Cyril, tu peux être fier ! Moi je suis fier de toi en tout cas ! Tu a eu les couilles !».
Une bonne douche, et je rentre a la maison. Le temps de prendre un café bien chaud au foyer, je ne décroche pas un mot. Je ne sais plus quoi penser, ou plutôt si, a cette image qui vient de ce graver en moi, comme un tournant dans ma vie.
Je prend la voiture et ne vois même pas le chemin défiler. J'ouvre la porte d'entrée, ma femme est là. « Oulla, toi ça va pas du tout ! » A peine finit t-elle la phrase que je fond en larme. Je lui raconte entre deux sanglots. Aujourd'hui l'émotion me submerge encor.
Dans la matinée, le téléphone sonnera pour m'apprendre qu'il me faut aller au commissariat rejoindre Bruno pour une déposition. Dans la salle d'audition, il me faut encor en parler, raconter ce drame, expliquer le moindre détail de cette intervention qui m'a tant bouleversé.
J'y apprendrai les premières constations de l'enquête. Des enfant, une bougie et un matelas. Le feu aurait commencé au deuxième étage sur un lit. Le propriétaire aurait alors sorti le matelas en feu dans la cage d'escalier, mais le feu avais déjà atteint l'appartement.
Sortant avec sa famille pour échapper aux flammes, c'est sans espoir qu'ils regardent l'immeuble partir en fumer.
Le « petit bout de choux » habitait juste au dessus. Ce soir là il était chez lui avec sa mère et sa s½ur. Prise de punique, la mère avec la jeune enfant de quelques mois dans les bras, c'est présentée a la fenêtre pour sauter et donc échapper aux fumées asphyxiantes. Mais a 8 ans, on a pas la même vision de choses, il n'a donc pas suivi et est sortit par la porte. J'ai peine a imaginer le terrible tableau de l'enfer qu'il a put voir en ouvrant la porte.

Quelques jours plus tard, il me faudra une fois de plus exposer les faits lors d'un débriefing dans une grande salle au milieu de ma hiérarchie. Tous on écouté avec respect. Je tien aussi a remercier le chef de centre et les tous ceux qui on essayé me réconforter et m'aider.

En Juin 2003, lors de la journée annuel du sapeur pompier, j'ai reçus des mains du préfet, avec quatre autres pompiers , la médaille de bronze pour « Acte de courage et de dévouements », la célèbre « bleu blanc rouge ».
En « souvenir », je garde les gants que je portais le jour du drame et quelques articles qui parurent ici et là.
Mais le plus dure, c'est de vivre avec cette image, qui sait revenir à la surface lorsque je n'y pense pas.
Mon premier pas a été d'en parler, mon second de retourner sur les lieux de l'intervention et mon troisième de l'écrire. Y aura t'il un quatrième pas a franchir ? Oui je le pense, et un cinquième et un sixième...ainsi de suite. Bref c'est une véritable marche que j'ai entamé ce soir là.

Lourd est le poids de cette histoire a porter.
Alors « Aurais-je pu, aurais-je du ? »
Pourquoi je me sent coupable ?

Notre destin c'est croisé un soir
Tu a su changé le mien
Mais j'ai n'ai pas pu changer le tien.
Tu sais « petit » ta mort a croisé ma vie.
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:37